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Registre phytosanitaire numérique : obligatoire au 1ᵉʳ janvier 2027
Le registre papier vit sa dernière campagne. À compter du 1ᵉʳ janvier 2027, toutes les exploitations, domaines viticoles compris, devront tenir leur registre des traitements phytosanitaires dans un format numérique « lisible par machine ». L'obligation, initialement prévue pour 2026, a été reportée d'un an : autant en profiter pour se préparer sereinement.
L'essentiel
- L'obligation s'applique au 1ᵉʳ janvier 2027 (report d'un an acté par les États membres en octobre 2025).
- Tous les utilisateurs professionnels de produits phytosanitaires sont concernés, y compris les exploitations en bio ou sous certification environnementale.
- Le registre doit être exploitable informatiquement : logiciel de gestion ou tableur structuré. Un registre manuscrit scanné en PDF ne sera pas conforme.
- De 2027 à 2029, une tolérance de saisie différée s'applique : les interventions notées sur papier doivent être converties au format numérique avant le 31 janvier de l'année suivante.
D'où vient cette obligation ?
La dématérialisation du registre phytosanitaire découle du règlement d'exécution (UE) 2023/564, qui encadre le contenu et le format des registres d'utilisation des produits phytopharmaceutiques dans toute l'Union européenne. L'objectif : améliorer la traçabilité des traitements et permettre aux administrations d'exploiter réellement les données collectées.
L'entrée en vigueur était initialement fixée au 1ᵉʳ janvier 2026. Début octobre 2025, les États membres ont acté un report officiel au 1ᵉʳ janvier 2027, le temps pour les éditeurs de logiciels, les administrations et les exploitants d'affiner leurs outils et leurs habitudes.
Qui est concerné ?
Tous les utilisateurs professionnels de produits phytosanitaires : viticulteurs, agriculteurs, maraîchers, entreprises de travaux agricoles… Les exploitations en agriculture biologique ou sous certification environnementale ne font pas exception : dès lors qu'un produit de traitement est appliqué, il doit être enregistré.
Pour un domaine viticole, concrètement, chaque passage sur chaque parcelle devra se retrouver dans le registre numérique : traitements de la vigne, mais aussi désherbage ou traitement des locaux le cas échéant.
Ce que le registre doit contenir
Sur le fond, rien ne change ou presque : ce sont les informations que vous consignez déjà. Pour chaque intervention :
- le produit appliqué (nom commercial) ;
- la date et le moment de l'application ;
- la dose utilisée ;
- la parcelle ou la zone traitée et sa surface ;
- la culture concernée.
La nouveauté porte sur le format : ces informations devront être stockées dans un fichier lisible par une machine, c'est-à-dire exploitable informatiquement.
Quels formats seront acceptés ?
Aucun logiciel n'est imposé par l'État. Vous pouvez tenir votre registre :
- dans un logiciel de gestion (logiciel viticole ou parcellaire) qui enregistre et exporte les interventions ;
- dans un tableur structuré (fichier Excel ou CSV conforme), à condition qu'il contienne toutes les informations obligatoires.
En revanche, un registre manuscrit photographié ou scanné en PDF, ou un tableau ne respectant pas la structure attendue, ne sera pas considéré comme conforme.
Le calendrier de transition
| Échéance | Ce qui s'applique |
|---|---|
| 1ᵉʳ janvier 2027 | Le registre phytosanitaire numérique devient obligatoire ; le papier seul ne suffit plus. |
| 2027 → 2029 | Tolérance : la prise de notes papier reste possible en saison, à condition de convertir les informations au format numérique avant le 31 janvier de l'année suivant l'utilisation du produit. |
| 1ᵉʳ janvier 2030 | La conversion au format numérique devra être réalisée dans un délai maximal de 30 jours après chaque utilisation. |
Comment se préparer dès la campagne 2026
- Choisissez votre outil maintenant et saisissez-y la campagne en cours : vous prendrez le pli avant que ce ne soit obligatoire, sans pression.
- Vérifiez le format d'export : l'outil doit produire un fichier exploitable (CSV, tableur structuré), pas seulement une impression PDF.
- Saisissez au fil de l'eau plutôt qu'en fin de saison : parcelle, produit, dose, date. C'est aussi le meilleur moyen de fiabiliser votre IFT.
- Pensez aux contrôles : le registre est vérifié lors des contrôles conditionnalité PAC et certification (HVE, bio). Un registre numérique bien tenu se présente en quelques clics.
Le registre phyto, déjà prêt pour 2027 dans Mon Chai
Dans Mon Chai, chaque intervention saisie au journal des travaux alimente automatiquement le registre phytosanitaire numérique : parcelle, produit, dose, date et heure. Le registre s'exporte en CSV et en PDF, prêt pour un contrôle, et votre IFT se calcule au passage.
